COMBIEN J'AI DOUCE SOUVENANCE

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Combien j'ai douce souvenance
Des arbres drus de mon enfance.
Ils furent témoins de ma jeunesse,
Et de mes premières prouesses.

Deux gros eucalyptus,
Ou peut-être un de plus,
Se dressant fièrement
Dans le bleu firmament.

Des oliviers noueux,
Sur un sol caillouteux,
Ployant leur frondaison
Face à notre maison.

La forêt de sapins
Que, hardis galopins,
En fière sarabande,
Escaladions en bande.

Les vergers ambrosiaques,
Aux fruits paradisiaques,
Oranges, mandarines,
Exquises nectarines.

De fibreux aloès,
Au sauvage faciès,
Epineux et velus,
Qui bordaient les talus.

Palmiers périphériques
Sur la place publique,
Qui sur leur longue échasse
Défiaient le temps qui passe.

Volumineux mûriers,
Où jeunes cavaliers
Dansaient la farandole,
Dans la cour de l'école.

Combien j'ai douce souvenance
De ces témoins de mon enfance.
Témoins pudiques et silencieux,
Qui se profilent dans les cieux.

251 - M.B - 25.01.2000
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